Survivre
aujourd'hui
pour n'avoir plus qu'à vivre demain

Au
Niger la sécheresse et la sédentarisation ont entraîné
la perte du cheptel et,à terme, des populations.
La
reconstitution du cheptel est très importante. Les Touaregs
doivent gardent leur identité et leurs valeurs, celles d'éleveurs
nomades.

Il
ne s'agit plus de troupeaux de prestige comme autrefois, mais d'un
nombre d'animaux suffisant pour assurer une vie quotidienne décente.

Une
quarantaine de chèvres par famille permet de donner du lait
aux enfants, d'en tuer une à l'occasion de fêtes, ou
d'en vendre pour acheter des produits tels que thé, sucre,
huile...

Une
chèvre selon son rendement laitier, coûte de 16 à
31 euros environ (100 à 200 Francs).
Avec
54 euros (350 Francs environ) on peut acheter un âne.
Un
dromadaire coûte 458 euros (3 000 Francs).
Les
Touaregs, à défaut de viande, se
nourrissent de riz ou de mil :
(1 kilo de riz = moins de 1 euro (5 F). - 1 kilo de mil = moins
de 50 centimes d'euro (3 F).
Le
projet consiste à permettre à un certain nombre de
familles touarègues, réfugiées à Niamey
ou à Agadez, de repartir de nouveau en nomadisation.
L'
objectif
Donner à des familles touarègues
d'Agadez un petit cheptel de départ leur permettant ainsi
de relancer l'activité d'élevage
de
petits ruminants.
Elles
disposeront ainsi de quantités suffisantes de lait améliorant
l'alimentation des enfants et des femmes en âge de procréer
et d'augmenter le revenu de ces familles par la vente de fromage.

Le
cheptel de départ pour une famille de 10 personnes sera composé
de :
20 chèvres - 1 bouc - 20 brebis - 1 bélier - 2 ânes
- 500 kg de céréales pour assurer l'alimentation de
cette famille avant les premières productions.
Coût
de l'opération = 1 000 euros
20 chèvres à 17 euros = 340 euros
1 bouc à 30 euros = 30 euros
20 brebis à 18 euros = 360 euros
1 bélier à 40 euros = 40 euros
2 ânes à 40 euros = 80 euros
500 kg de céréales = 150 euros
Rencontres
Africaines
a
permis, à fin mars 2006,
la recheptélisation
de 39 familles,
soit 560 personnes.
