Témoignages

Nos familles d'accueil parlent de leur expérience.

Cette rubrique est uniquement alimentée par les témoignages transmis par nos adhérents.
La fraîcheur des articles publiés dépend donc de la régularité de leurs envois.

Toutes nos rubriques


Mise à jour
18 novembre 2007



Amadou, le petit “ours brun”
Les coulisses de l'accueil chirurgical
Qu'il est beau !
Être famille d'accueil : transformer une difficulté en une belle histoire d'amour
Anges sans frontières

Mariama, petit ange

In memoriam : à Brigitte et Foussiny ( Alexis )
Petite maman africaine ( Alexia)

 


Amadou, le petit “ours brun”

5 Mai 2007, 9h00 du matin.

Philippe, Marina, Théo et moi attendons le vol Air France 7700 avec impatience et inquiétude. Notre premier bébé arrive et pour nous l'aventure commence. Comment allons-nous nous reconnaître ?
Très vite la question ne se pose plus, Philippe qui surveille derrière la vitre l'arrivée des passagers revient vers moi en me disant : « Il est là. »
Comment le sait il ? Dieu seul le sait : l'accompagnatrice qui le porte est jeune et très typée, elle pourrait être une maman avec son bébé et pourtant il a raison, c'est bien lui.
Elle aussi à notre regard se dirige vers nous, et là, du plus profond de moi, j'aime déjà ce petit bébé qu'elle me tend et qui pleure avec des petits cris stridents qui résonnent en moi comme des cris de détresse.
Mes premiers mots sont là pour le rassurer, lui dire que son voyage est terminé, qu'il est là pour un moment, qu'il peut se reposer, et il s'endort tout contre moi.
Sa chaleur, sa douceur, son regard si profond font déjà partie de moi et nous rentrons chez nous avec ce cadeau, heureux, impressionnés, comblés comme des enfants le jour de noël.

Premier repas. Amadou est arrivé de Mauritanie non sevré, cependant notre « petit ours brun », c'est ainsi que je l'appelle le plus souvent et encore aujourd'hui, à sa manière de s'accrocher à moi et bien sûr à sa belle couleur de peau, comprend qu'ici point de sein, et il accepte avec plaisir tout ce qu'on lui propose : biberon, petit suisses, boudoirs …. Il est et restera un grand gourmand et cette réputation le suivra jusqu'au centre cardio.

Son papa lui-même m'a dit hier au téléphone qu'il le trouvait gourmand …

Mai 2007

La vie s'organise autour de lui, il nous apprivoise et nous remplit de bonheur.
Pour notre première histoire nous avons la chance d'avoir un bébé pas trop malade et l'attente de l'opération n'est que plaisir et découverte.
Amadou adore la musique et se met à danser et battre la mesure avec ses petits doigts dès qu'il entend la moindre note.
Il découvre le bain, chaque jour plus audacieux avec l'eau, et tout est prétexte à rire.


Théo, mon fils, s'arme de patience et accepte avec gentillesse de prêter sa maman à Amadou, et joue avec lui bien volontiers. Il devient même son photographe attitré.
Marina, ma grande fille, s'occupe de lui comme une deuxième maman. C'est d'ailleurs ainsi qu'Amadou la considère. Elle est d'une aide précieuse car elle vit avec nous et donc est très présente.
Claire et Emilie qui font leurs études loin de nous (l'une à Toulouse, l'autre à Clermont Ferrand) profiteront de leur premier week-end de liberté pour venir à la rencontre d'Amadou.
Famille, amis, tout le monde se mobilise pour nous aider (vêtements, matériel, jouets) et tous apportent un morceau de leur amour à Amadou.

21 Mai

Amadou et moi arrivons au centre Cardio ou il va être opéré demain.
A notre grande surprise, Michèle (que tout le monde connaît !) et Prielle (qui vient du Burkina) et doit subir la même opération, nous rejoignent très vite et nous deviendrons tous les quatre inséparables pendant huit jours.

Nos petits sont opérés le lendemain, tout se passe bien et nous ferons elle et moi les trajets ensemble, entre Antibes et Monaco, tous les jours. Y compris la guerre du grand prix de Monaco (c'est comme ça que nous avons surnommé ces quatre jours d'enfer ou il est impossible de circuler dans la ville), qu'à cela ne tienne nous irons en train pas question d'abandonner nos bébés !!!

Au milieu de tout ça nous tentons de gérer la famille, les appels téléphoniques du soir pour donner des nouvelles et l'exigence de nos petits qui n'apprécient pas de nous voir partir le soir.
Nous non plus d'ailleurs et souvent nous rentrons le cœur lourd et nous nous réconfortons l'une et l'autre.

Cette histoire nous a aussi apporté cette amitié et j'ai été heureuse de partager ces moments avec Michèle. Amadou et Prielle sont eux aussi sûrement liés par ces moments passés.

29 Mai

Nous sortons tous les quatre de l'hôpital avec un jour d'avance car Amadou et Prielle ont récupéré très vite.
Lui court déjà partout dans les couloirs depuis quelques jours dans son youpala.
Il a charmé tout le personnel avec son sourire coquin et il participe à leur petit déjeuner le matin à grand coup de madeleines et de biscuits roulés.
Retour à la maison qu'il reconnaît avec joie et il se réinstalle tranquillement dans notre vie.

Juin 2007

Nos nuits sont courtes et mouvementées, Amadou se réveille souvent en pleurant, et je me dis qu'il doit avoir bien des raisons de faire des cauchemars. Alors, à grand coup de câlins il s'endort contre moi une fois, deux fois, trois fois, qu'importe, ce qui compte c'est qu'il s'apaise.
Philippe est patient, il part parfois le matin avec les yeux au fond des trous, mais sa récompense ne tarde pas.
Un soir qu'il rentre du boulot, Amadou lui tend les bras, et c'est la première fois qu'il fait ce geste à un autre que moi.
Philippe est tout ému, je le sens bien, ce petit bonhomme nous remplit d'émotions.

La vie coule, ballade, bains, sorties, Amadou va même au tournois de foot de Théo qui est fier de présenter « son frère de cœur » à ses copains.
Il fait déjà quelques pas tout seul, le petit garçon a remplacé le bébé.
Nous le bombardons de photos, il est tellement beau notre petit bonhomme (voyez par vous-même).

Je suis en contact avec les parents tous les deux ou trois jours et ils sont confiants et patients. Jamais je ne ressens d'inquiétude chez eux, c'est presque eux qui me rassurent quand je leur dit de ne pas s'inquiéter.
Amadou et Prielle se revoient lors d'une manifestation en faveur de l'association et là, ce sont les grandes retrouvailles, ils s'embrassent tous les deux comme deux amoureux !

Jeudi 21 Juin

C'est le jour du départ, Amadou s'en retourne chez lui.
Sa valise est remplie, mon cœur est bien lourd !
Je ne sais pas si ce sera toujours aussi dur de voir partir un enfant, et pourtant nous sommes là pour ça, pour qu'ils repartent vers leur vie et leur famille qui les attend.

Nous sommes « familles de cœur » à juste titre, et ce mot n'est pas rien parce qu'il résume je crois cette mission qui nous est confiée.
Je suis encore pleine de ses regards, de ses sourires, de ses pleurs et je voulais vous dire en somme que je suis encore pleine de bonheur d'avoir croisé le chemin de ce petit bonhomme courageux.

Ceux et celles qui ont vécu cela me comprendront certainement. Pour les autres, je leur souhaite qu'un jour un Amadou croise leur chemin.

Merci pour ce cadeau, à Rencontres Africaines bien sûr, mais à tous ceux par qui ce miracle est possible.

Angèle

Revenir aux titres


Les coulisses de l'accueil chirurgical

Quand on se quitte pour l'été, lors de la dernière réunion de Rencontres Africaines, en juin, on se dit parfois «  bonnes vacances  »… Mais qu'entend-t-on par là ? Les bébés malades prendraient-ils des vacances ?

Dimanche 19 août, aéroport de Nice, arrivée, porte C3.

Au milieu de la foule pressée, un grand et beau jeune homme apparaît, tenant dans ses bras un bébé couleur café. C'est Boubacar, qui accompagne Mamoudou... Il ne nous connaît pas et cherche un accueil du regard. Très émus à la vue du petit, nous nous approchons….

Boubacar a pris en charge le bébé ce matin à Roissy, des bras de Françoise qui était elle-même allée le chercher hier à Nouakchott. Grâce à ces deux convoyeurs bénévoles de l'association « Aviation Sans Frontières », le petit garçon est arrivé à temps: dès demain lundi, il sera reçu au Centre Cardio Thoracique de Monaco par le docteur François Bourlon. Le cardio pédiatre connaît déjà Mamoudou par son dossier : c'est lui qui a pris la décision de le faire venir pour l'opérer.

Là, pour l'instant, pendant que Boubacar nous transmet le minuscule sac du bébé, Mamoudou regarde avec étonnement le groupe qui est venu l'accueillir: Hugues, le président de notre association Rencontres Africaines, Simone et Bernard, qui vont être pour la première fois famille d'accueil, et moi-même, qui ai suivi son dossier depuis le départ...

Mamoudou passe sans problème dans les bras de Simone dont l'émotion est intense. Bernard est aux petits soins. Je vois dans leurs yeux pleins d'émotion que la ''greffe'' a déjà pris... et je regarde ce petit bonhomme sans arriver à y croire : je ne rêve pas, il est vraiment là, après toutes les difficultés que nous avons eues à instruire son dossier et à organiser son voyage !

Pendant que nous escortons Mamoudou jusque dans sa nouvelle demeure, je me remémore les évènements qui nous l'ont amené…

Tout a commencé pour nous en juin dernier. À cette époque, notre correspondant à Nouakchott, le docteur Isselmou Ould Habdel Hamid, nous signale le cas d'un bébé de 11 mois dont la santé nécessite, selon le médecin local, «  un transfert en France pour cure chirurgicale  ». Le Relevé d'Observation Médicale, document de liaison entre les médecins « de là-bas et d'ici » est précis : « bronchites à répétition… tachycardie régulière avec souffle systolique…. cardiomégalie…. communication interventriculaire… communication interauriculaire… ». Dès réception du document, et selon notre procédure, nous soumettons ce cas au docteur François Bourlon , du Centre Cardio Thoracique. «  OK  » nous dit celui-ci après lecture du dossier, « on peut l'opérer  »…

Le cas de Mamoudou est opérable à Monaco, mais malheureusement il n'est pas le seul : il va donc prendre sa place dans la liste des cas en attente, et il va falloir guetter une opportunité d'opération pour programmer sa venue…

Début juillet, Nathalie, la secrétaire du docteur Bourlon nous prévient : «  nous disposons d'une éventuelle possibilité pour la semaine du 20 août, est-ce que vous pouvez vous occuper du dossier ?  ». Notre réponse est immédiate : «  BIEN ENTENDU, Nathalie, on prend !  »

Nous prévenons le docteur Isselmou : il faut préparer le passeport du bébé. Notre correspondant contacte la famille du petit, qui se charge de ce travail. Je transmets l'ensemble des documents nécessaires à l'obtention du visa pour le bébé : une fiche dite d'Accueil Chirurgical , sur laquelle sont consignées les coordonnées de chacun des partenaires de notre chaîne du cœur, une «  Prise en charge médicale  », véritable certificat médical établi par le docteur Bourlon, qui s'engage à recevoir l'enfant, et enfin une «  prise en charge juridique  », signée par notre président, qui cautionne la prise en charge du bébé. J'y joins également un autre document fondamental : le transfert de l'autorité parentale , à remplir avec signature légalisée par le représentant légal de l'enfant…

Le mois de juillet s'écoule, plus de nouvelles du bébé… pendant ce temps nous ne chômons pas. De nouvelles demandes arrivent, qu'il faut prendre en compte : un bébé malade ne peut pas attendre des mois… Et puis Jaafar et Alix, les deux enfants qui viennent d'être opérés et guéris, doivent maintenant rentrer chez eux : il faut organiser leur retour, changer les dates des billets d'avion, demander un accompagnement par « Aviation Sans Frontières », prévenir nos correspondants sur place, et les parents bien sûr… toutes ces tâches nous occupent quelques journées. Nadine, quant à elle, s'occupe de préparer l'accueil : une nouvelle famille candidate est contactée, rencontrée, informée…

Fin juillet, nouveau contact avec le docteur Isselmou : il n'a pas reçu le dossier de Mamoudou ! Que s'est-il passé ? Un télécopieur a-t-il dysfonctionné, ou, dans la précipitation avons-nous omis de faire l'envoi ? Peu importe, il faut recommencer : cette fois nous choisissons de passer par Internet et demandons confirmation de réception…

Début août, toujours pas de signe de Nouakchott…. À nouveau, nous n'arrivons plus à contacter le docteur Isselmou. L'inquiétude commence à s'installer : que se passe-t-il, le bébé va-t-il pouvoir venir ? Le temps passe si vite…

Le 20 août s'approche à grands pas, le niveau de stress monte. Nathalie, du Centre Cardio Thoracique, nous confirme ce que nous craignions : si le bébé n'est pas opéré dans la semaine du 20, il ne pourra plus l'être avant fin octobre ! Nous nous interrogeons : «  Cet enfant pourra-t-il attendre deux mois de plus ? ». Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à la petite Belem , 2 ans, dont on vient de nous annoncer le décès au Burkina Faso : elle n'avait pas pris l'avion qu'il aurait fallu, simplement parce que ses parents n'avaient pas osé nous avouer qu'ils ne pouvaient pas payer le visa…

Que se passe-t-il à Nouakchott ? La réponse arrive le 10 août : Isselmou est en vacances, à l'autre bout de la Mauritanie. Lui-même n'a plus de contact avec la famille, mais il nous a prévenus par courriel que les démarches sont au point mort : le visa ne peut être délivré car la prise en charge juridique n'est pas signée ! Le message a dû se perdre, et il ne nous reste plus qu'une semaine pour réparer cet oubli : j'imprime une nouvelle version du document, Hugues la signe, et elle part directement par télécopie à l'ambassade de France à Nouakchott, avec une lettre d'excuse, bien entendu. On pourrait considérer que cet oubli de signature est une preuve de légèreté, il n'en est rien : en réalité, ces erreurs sont inéluctables dans un contexte où l'on ne travaille que dans l'urgence et l'émotion…

Enfin, le 13, Isselmou nous rappelle : le petit a son visa…. Ouf !
Nous demandons vite à Aviation Sans Frontières d'organiser le convoyage de Mamoudou…

Comme d'habitude, nos partenaires d'ASF réagissent très vite : une feuille de route nous arrive le 16, indiquant les vols prévus pour les accompagnants et le bébé. Mais il y a un hic : pour que Françoise, la convoyeuse Paris – Nouakchott et Nouakchott – Paris, puisse entrer sur le territoire mauritanien, elle doit avoir un visa. Or nous sommes jeudi et le consulat mauritanien à Paris est catégorique : pas de visa en moins de 48 heures ouvrables. Cela nous renvoie à Lundi ! Trop tard ! Comment faire ? On ne va tout de même pas annuler l'opération d'un enfant parce qu'une administration demande un délai de principe !
Nous ne connaissons pas ce bébé, mais déjà il fait partie de notre famille… Plus moyen d'accepter que sa vie soit en danger…
Hugues fait chauffer son téléphone…
ç a marche : le samedi matin, juste quelques heures avant le départ de Françoise, le laissez-passer arrive. Françoise est dans les locaux d'Aviation Sans Frontières, à Roissy ; elle se saisit du laisser passer, et part préparer son sac pour l'embarquement… Tout semble résolu….

Mais non, nous ne sommes pas au bout de nos peines ! Ce même samedi, à 22 heures 30, appel désespéré de Françoise : elle est à l'aéroport de Nouakchott, le bébé est bien dans ses bras… mais les autorités de police refusent son embarquement : le visa de Mamoudou comporte une date qui ne le rend valable… que demain !
L'avion part dans deux heures, que faire ? L'adorable Françoise envisage déjà de passer deux jours à Nouakchott, mais ce n'est pas une solution : si on fait cela, on va rater l'opération du petit !
Là, ce n'est plus seulement le portable d'Hugues qui chauffe. Répartition peu scientifique du travail, tout le monde appelle tout le monde : Gisèle, d'ASF, qui est dans sa résidence de week-end, se joint au club, ainsi qu'Isselmou, de sa lointaine province, et même la Consule de France à Nouakchott, que l'agent de sécurité de permanence pendant la fermeture des bureaux accepte de déranger à la demande insistante d'Hugues …

Le temps passe, le stress monte : va-ton réussir à rectifier le document ? Il est tard à Nouakchott, les bureaux de l'Ambassade sont fermés depuis longtemps…

Les réponses tardent à venir, on voudrait de l'immédiat… Et puis le doute nous assaille : nous sommes un samedi soir, tard, en plein milieu du mois d'août… les bureaux se sont certainement vidés de leurs personnels depuis longtemps… Une demi-heure plus tard, n'y tenant plus, je rappelle Françoise sur le portable de son amie locale. Il est 23 heures… Ouf : elles sont à l'ambassade, avec le bébé et ses parents, devant la Consule qui rédige un nouveau laissez-passer ! En pleine nuit de week-end ! Mais l'heure continue de tourner : faudra-t-il retarder le départ de l'avion ou le bébé sera-t-il à l'heure à l'embarquement ?

*

C'est ce bébé-là que nous contemplons, serein dans les bras de Simone… Il a pris l'avion, il est arrivé… Autour de nous, sa présence est déjà devenue normale. Pour nous, c'est un véritable miracle…

Épilogue.

Samedi 1 er septembre, Mamoudou va très bien ; il a été opéré le 23 et voilà trois jours qu'il est sorti de l'hôpital. Depuis son opération, il déborde d'énergie. Simone dit même qu'il a du mal à s'endormir : il a tant de temps à rattraper !

Dans une semaine, il passera sa dernière visite de contrôle, et ensuite nous organiserons le retour dans son pays. Pour nous, son aventure sera terminée. Mais pour lui une belle histoire se poursuivra…

Nous aurons certainement des nouvelles du petit par Simone et Bernard, qui tâcheront de rester en contact avec la famille. Une complicité comme celle-ci, cela ne se termine pas par un simple billet de retour…

En définitive, pour sauver ce bébé Mamoudou, il a aura fallu la mobilisation :

- des docteurs Isselmou et Bourlon,
- de l'équipe chirurgicale, médicale et administrative du Centre Cardio Thoracique,
- d'Aviation Sans Frontières (et notamment Gisèle, Françoise et Boubacar),
- de Nadine, Hugues, et moi-même pour l'organisation de l'accueil
- de la famille d'accueil, Simone et Bernard,
- et, exceptionnellement, de madame la Consule de France à Nouakchott.

Mais pour nous, au bureau de Rencontres Africaines, point de temps pour s'appesantir : d'autres cas arrivent, tous chargés de douleur et de détresse.

À la réunion de rentrée, les questions fusent : «  As-tu passé de bonnes vacances ?  »… «  Oh oui alors  ! »

M. F.

Revenir aux titres


« Qu'il est beau ! »

L'accueil d'Ismaël commence dès l'instant où il franchit la porte de débarquement et que je le prends dans les bras. Je suis responsable de ce petit bout de chou de 10 mois et demi qui pèse 4 kilos et qui arrive cyanosé en détresse respiratoire. Après concertation entre Hugues, le Dr Santos qui a accompagné Ismaël et le Dr Bourlon, c'est la course vers le Centre Cardio Thoracique de Monaco. Ismaël est hospitalisé en soins intensifs et restera au Centre Cardio Thoracique jusqu'à son opération ; trop fragile, il est d'abord « requinqué ».

Le soir c'est le chaos familial : tout le monde s'était préparé à recevoir Ismaël et je reviens bredouille…. et en retard !!! J'ai bien cru que l'aventure s'arrêterait dans ma voiture !

Mamie a récupéré les enfants pendant que l'on m'a permis de voir Ismaël en soins intensifs. Il me faut expliquer, réexpliquer… aux « zouzous » cette journée qui m'a mise KO ; ils me donnent chacun un doudou que je fais passer le lendemain à Ismaël.

Je vais le voir chaque jour et la relation furtive (mais forte en émotion) du premier jour prend toute sa place. Je prends chaque jour une photo pour envoyer à Yama, maman de bébé Némo avec laquelle je communique par mail et qui me donne des informations sur son fils. Elle est inquiète (moi aussi), je la rassure : « il est entre de bonnes mains ».

Un sourire apparaît quelques jours après. Ismaël est sous oxygène, il ne mange que de petites quantités et vomit souvent à causes de ses encombrements. Lorsqu'il dort, il est à 70% de saturation en oxygène, lorsqu'il est réveillé, mange ou est assis, il tombe à 40%, et lorsque je le fais jouer, il peut chuter jusqu'à 20%. Comment a survécu ce garçon ? Je me le suis souvent demandée.

Ismaël est bien entouré par le personnel du service. Une autre maman d'accueil lui rend visite, Maryse M. qui finance l'hospitalisation vient également le voir régulièrement et le gâte, ma maman vient le voir lorsque je travaille. C'est ça l'accueil, ça s'étend à la famille entière !!! Il faut dire qu'Ismaël est un p'tit d'homme charmant, mignon comme un cœur et câlin. Je pense à sa maman et à sa famille qui n'ont jamais du être bien loin de lui et qui ont permis à ce garçon de rester en vie.

Ismaël est opéré 10 jours après son arrivée. Il repasse par les soins intensifs, il est fatigué et n'a vraiment pas envie de sourire, mais il est « rose » !!!! Il réintègre sa chambre et voici la preuve que j'envoie à Yama qui est heureuse de le voir, elle me dira plus tard que toutes les photos de son fils l'ont aidé et lui ont permis de se rassurer.

Ismaël reprend des forces et se met à manger pour de vrai. C'est l'explosion et la renaissance ! A chaque jour une nouvelle acquisition.

Une semaine après l'opération, Ismaël sort de l'hôpital et vient avec moi chercher les « zouzous » à l'école. Grand moment : Jean et Pierre sont très heureux d'enfin le voir, lui parlent, l'embrassent. Elsa fait comme si elle n'avait rien vu… et le soir se transforme en « petite mère ».

Une nouvelle vie commence à 6, tout est prêt pour accueillir Ismaël. Tout le monde s'est mobilisé (grands-parents, amis, cousins, mamans de l'école…) pour récupérer habits, transat…etc. On a même profité de l'occasion pour mettre en place un planning sur le frigo signé de tous pour le partage des tâches. Chacun met la main à la pâte. Mon amie Murielle vient me montrer comment refaire le pansement.

Ismaël prend très vite ses marques dans cet espace bruyant et bougeant qu'est la maison des Colomb. Il préfère d'ailleurs lorsqu'il y a le plus de « foutoir » et sourit de bon cœur à l'approche de cette tribu !

« Bébé Némo » est transformé depuis l'opération ; il respire normalement, mange comme 4, et sourit de bien-être. Il reprend très vite du poids, du tonus et change à vue d'œil, il est heureux de vivre et s'éclate ! Pendant que lui et les zouzous s'amusent comme larrons en foire nous commençons à fatiguer du rythme « famille super nombreuse » : surtout qu'Ismaël se rattrape sur les biberons qu'il n'oublie pas de prendre la nuit ! Le chef de clan a la sensation d'être d'astreinte 24h/24h …et moi je transpire une ou deux fois dans les supermarchés pour contrôler le navire ou à la maison, un soir, lorsque Jean décide soudainement de lui faire goûter son œuf dur !

Ismaël fait partie de la famille et nous suit dans nos déplacements et notre emploi du temps. C'est un garçon « tout terrain » très peu impressionné par le remue-ménage.

10 jours plus tard, le contrôle médical d'Ismaël est bon, il peut donc repartir. Il va prendre son biberon dans le service du 9 ème étage dans lequel il a passé le plus de temps et dans lequel il a fait des « conquêtes ». A l'accueil, Ilse le prend en photo. Nous nous transformons chacune en chauffeuse de salle pour le faire sourire alors qu'il est épuisé de cette grande journée (restaurant avec Maryse M. et son équipe qui le dotent d'un cadeau à ramener chez lui, visite chez le Docteur Bourlon et … zéro sieste, dur dur la vie de mascotte !).

Le départ est organisé, un sac supplémentaire préparé. Pierre, le plus grand de nos enfants exprime de la tristesse mais comprend ce retour obligatoire vers une maman qui attend son fils qu'elle a du laisser partir seul dans un pays et une famille inconnue.

Le jour du départ, papi, mamie et les zouzous sont à l'aéroport (vive l'école buissonnière !), tout le monde dit au revoir à bébé Némo le cœur serré et Jean lui caresse la tête en lui souhaitant de bonnes vacances (quand on prend l'avion c'est forcément pour du bon temps !)

« Allez, bonnes vacances à ta maison Ismaël ! »

Merci Ismaël pour ta joie de vivre et l'amour que tu nous as donné.

Merci Yama de nous avoir fait confiance.

Merci Pierre, Jean et Elsa d'avoir accueilli Ismaël avec autant de facilité et de vous être occupés de lui comme d'un frère (et merci d'avoir mis et débarrassé la table sans rechigner ou presque).

Merci maman et papa d'avoir été disponible pour l'organisation familiale et pour l'accueil d'Ismaël auxquels vous avez grandement participé.

Merci Fred pour ton endurance.

Merci Rencontres Africaines de nous avoir permis de vivre cette expérience hors du commun…

…et bravo aux Docteur Lecomte et Bourlon ainsi qu'à leurs équipes qui ont permis ce miracle !

Merci à tous les autres pour leurs attentions, aide, petits cadeaux, prise de nouvelles (Mumu, Sandra, les cousins, Xavier, Valérie, Titaïna, Aurore, etc.)

Nouvelle vie au Sénégal :

Ps : On nous confie un enfant, on l'aime, c'est comme ça et c'est pour ça que ça marche !

Agnès&co

Revenir aux titres


Etre famille d'accueil : transformer une difficulté
en une belle histoire d'amour.

Certes, l'enfant que l'on reçoit ne nous connaît pas, et souvent on ne sait que bien peu de choses de sa vie, sa famille, son pays, sa langue. Il faut passer beaucoup de temps pour faire sa connaissance, le comprendre, le rassurer… C'est un petit prince venu de sa planète, il faut l'apprivoiser…

Il faut aussi gérer ses interrogations, sa peur, parfois sa souffrance. Accepter d'avoir peur pour lui, prendre sur ses propres épaules - pour un temps - l'inquiétude de ses parents …

Et surtout il faut penser sans cesse qu'il repartira pour toujours une fois guéri…

Tout cela est très vrai…et pourtant…

Quelle joie de voir sourire cet enfant, une fois le contact établi ! Quel plaisir de lui faire découvrir un autre monde, une autre vie, lui qui est - comme tous les enfants - d'un naturel curieux et joueur ! Quelle émotion d'accompagner son courage devant la maladie et la souffrance, lui qui est - comme tous les enfants - très courageux ! Quel bonheur de le serrer tout contre soi, bien sûre de lui procurer le réconfort dont il a besoin, et de le voir s'endormir, confiant et rassuré !

Alors lorsqu'il repart, on est à la fois heureux du succès de sa thérapie et un peu triste de s'en séparer…. On a vécu – avec ce petit être venu d'ailleurs - une belle histoire d'amour, et elle semble arriver à son terme. Mais est-ce vraiment le terme ?

Et, après tout, n'est-ce pas le propre de toute famille de voir ses enfants partir vers le bonheur ?

M.F.

Revenir aux titres


Cette petite fille est née le 23 mars 2002, atteinte d'une malformation cardiaque congénitale.
Elle nous a été confiée sur le diagnostic du professeur Sémoré Mahécor Diouf du C.H.U. de Dakar.
Elle a été opérée le 25 septembre dernier au Centre cardio-thoracique de Monaco.
Elle a retrouvé aujourd'hui sa famille à Dakar. Son père nous écrit, remercie, et nous donne de ses nouvelles.

Remerciements adressés à AVIATION SANS FRONTIÈRES

"Anges sans frontières..."


A l'occasion du transfert de Saïda de Dakar à Nice, vous avez été la main ouvrière.
Lorsque dans la nuit du 23 septembre, Paulette BERSOT est venue à l'Aéroport International Léopold Sédar SENGHOR prendre Saïda, elle nous a laissés perplexes.
C'est que dès son arrivée toute son attention, tout son intérêt semblaient exclusivement portés vers Saïda.
Pouvait-on comprendre que quelqu'un portât autant d'intérêt à notre enfant ! alors qu'il venait juste de la voir.
Cette attitude de BERSOT au nom peut être prédestiné (BERCEAU) mit un
peu de baume dans nos cœurs meurtris par la séparation.
C'est encore une de vos membres qui devait assurer le relais de Paris jusqu'à Nice.
C'est cette chaîne de solidarité humaine parce que désintéressée, ou peut
être intéressée par le bonheur humain, que nous voulons louer, magnifier,
Aujourd'hui à la maison, quand nous pensons AVIATIONS SANS FRONTIÈRES, nous nous l'imaginons comme un Ange venu prendre Saïda, - l'emmener au pays des blancs pour guérir et son cœur et celui de ses parents.
MERCI ANGES SANS FRONTIÈRES.

Remerciements adressés à RENCONTRES AFRICAINES

"Souriante et pleine de vie..."


A la suite de l'intervention chirurgicale délicate et réussie sur Saïda, la famille CISSE tient à vous envoyer ces quelques mots de remerciements.
A la suite de la découverte de la pathologie dont souffrait Saïda à la naissance, nos espoirs étaient bien minces de la voir un jour avec une santé sans faille.
Lorsque, au hasard des rencontres nous avons été informés par le Docteur Isselmou que quelque chose était possible, nous avons commencé à prendre espoir, sans pour autant trop y croire.
1 On se demandait en effet comment il pouvait être possible d'intervenir chirurgicalement sur le cœur d'un être aussi frêle que Saïda.
Nous avions de l'espoir, mais pas trop, pas beaucoup.
C'est ce petit espoir qui nous emmena à vous confier Saïda.
Aujourd'hui, nous pouvons avouer au moment où partait l'avion, quelque part, pour nous, nous venions de voir Saïda pour la dernière fois.
Le contact a été pourtant maintenu avec sa famille d'accueil.
Les propos de réconfort de celle-ci s'ils nous ont quelque peu revigorés n'ont cependant jamais forgé un espoir consistant.
Puis vint le jour de l'intervention. Quelle angoisse, que d'inquiétude, que de sombres pensées.
Nous essayions de nous préparer à la pire des nouvelles tout en gardant, paradoxalement peut-être, le même petit bout d'espoir.
Et puis le soir du 07 octobre, Micheline, de sa voix dont on ne sait trop comment elle a fait pour l'avoir toujours rassurante, nous apprit que l'opération avait réussi mais qu'il fallait encore attendre 48 heures pour que Saïda sorte de la réanimation.
C'est pourquoi, qu'elle frayeur lorsqu'elle rappela dès le lendemain.
En entendant sa voix, restée pourtant toujours rassurante, nous avons cru que c'est le décès de Saïda qu'on allait nous annoncer.
Quelle ne fut notre soulagement lorsqu'elle nous apprit que non seulement Saïda était vivante mais qu'elle était prématurément sortie du masque.
Lorsque vos collaborateurs intervenaient sur le cœur de Saïda, ils traitaient un seul cœur, un tout petit cœur, un minuscule même.
Mais lorsque l'opération a réussi, c'est une foultitude de cœurs que vous avez guéris, sauvés; tout au moins les cœurs de Papa, Maman, Momo, Bébé Laye respectivement les père, mère, frère et sœur de Saïda.
Aujourd'hui, Saïda nous est revenue souriante et pleine de vie (un peu grosse quand même et avec un appétit d'ogre).
Que faire pour vous dire merci? Nous n'avions même pas les moyens de payer cette lourde intervention, ni les frais de séjour et d'hébergement.
Que faire quand vous ne demandez rien? Rien Mais si on ne peut faire, on peut dire, au moins dire. On peut dire merci, pas par formalisme, parce que c'est la règle, non !
Les cinq (5) petites lettres (M -E -R -C -I) teintées de l'éclat de rire de Saïda, pour nous, pèsent plus que toute richesse, plus que tout.
MERCI pour votre aide, MERCI pour votre sollicitude, votre humanité, votre amour, MERCI pour tout.

Revenir aux titres

 

Mariama, petit ange

Quand ta maman t'a conçue, dans son grand élan d'amour, elle t'a dotée de deux petites ailes dans le dos ( les grandes personnes ont nommé cela 2 petits bras supplémentaires).

La société des hommes bien pensants n'aime pas la singularité. Un enfant avec des ailes ce n'est pas acceptable. Elle a donc décidé de te faire rentrer dans le rang, de te " normaliser ".

La grande institution de la RÈGLE s'est mise en marche : chirurgiens, hôpital, prise en charge financière, famille d'accueil, passeport, visa, transfert par avion.

On ne t'a pas demandé ton avis.

Quand tu as compris que le jour de ton départ était proche, toi, tu as pris toute seule ton envol. Par contre, tu as modifié la décision programmée par les gens normatifs.

On t'attendait en France, à CANNES, mais d'un battement de tes petites ailes tu as pris la direction d'une autre destination, le PARADIS des ENFANTS.

Tu sais, tu aurais été pas mal chez nous. Il est vrai que dans notre logique, on voulait t'alléger de tes petites ailes. Tu vois, nous les ADULTES , dans notre vision de l'ordre du monde , on a parfois des intentions incompréhensibles par le monde des ENFANTS.

Tu ne nous as pas compris et tu es partie te mettre à l'abri, là où on ne peut pas t'atteindre.

Je t'assure, on n'avait pas l'intention de te faire du mal.

Tu sais, je suis moi-même une grande personne, je voulais te faire du bien en te faisant un tout petit mal. Quand Aghaly m'a dit : la petite fille, elle est partie, je n'ai pas compris sur le moment ta décision de m'abandonner. Puis j'ai doucement réalisé que la grande tristesse que je ressentais, me rappelait celle que j'avais eue au moment du départ d'un petit copain qui voulait retrouver sa ROSE.

Un jour, peut-être, quand je retournerai dans ton pays, pays de sable, au détour d'une dune, du côté de BILMA ou de FACHI, au fin fond du désert du TENERE je t'apercevrai, la main dans la main, avec le PETIT PRINCE. MARIAMA petit ange.

Revenir aux titres



In memoriam : à Brigitte et Foussiny

En voulant sauver de la noyade son enfant adoptif, Brigitte, l'une de nos adhérente et famille d'accueil, a perdu la vie dans les bras de son petit Foussiny.
Un membre de l'association, son ami d'enfance, lui rend hommage.
Il était naturel de dédier à leur mémoire le premier article de cette page. (NDLR)

Je me souviens de ces belles journées d'été passées au cabanon de Saint-Cézaire avec nos parents, nos frères et nos sœurs. Une adolescence sans souci et vagabonde, des virées au bord de la Siagne et des baignades dans ses eaux glacées. Des visites dans les grottes, nous nous prenions pour des Robinson. Je me souviens que l'on voulait tous habiter ensemble, dans cette usine désaffectée au fond des gorges. Pour toute cette joyeuse équipe, qui aurait pu prédire l'avenir ?

Toi et moi, avons été les seuls à nous investir dans l'humanitaire. Moi tout d'abord dans les clubs services huppés de la Côte d'Azur pour pouvoir me donner bonne conscience. Puis, pris au piège des grands yeux malheureux des enfants que l'on faisait soigner, j'ai plongé comme toi dans cette mer ultime.

Mais toi, je te revois encore jeune, touchée par la perte de ton compagnon, déjà atteinte par le malheur, te donner entièrement à cette cause. Petit brin de femme avec un cœur immense, tu œuvrais dans l'ombre sans jamais rien demander aux autres et toujours avec le sourire.

Tu n'as pas eu le temps de faire tes propres enfants, alors tu es devenue famille d'accueil, famille à toi toute seule, quel courage !

Il y a cinq ans, tu prenais le petit Alassane après ses opérations des pieds. Et lui, petit orphelin africain, tu décidais de l'adopter. Mais aussi, afin de ne pas les séparer, d'adopter son frère jumeau Foussiny, qui repose maintenant avec toi.

Nous les avons vus grandir et prospérer. Et nous t'avons vue tant de fois les câliner, tu irradiais et ils étaient heureux.

Mais la vie - qui elle n'est pas charitable -, en a décidé autrement, et de la manière la plus violente qui soit. Elle a une fois de plus rendu orphelin ton petit Babou et elle nous a pris aussi son frère, notre petit Tyson.

L'homme est sur la terre pour lutter et non pour se laisser aller. Brigitte et Foussiny, vous resterez pour nous un exemple et nous continuerons à défier le sort.

Notre but primordial est de donner. Toi, tu l'avais compris et tu as donné jusqu'à ta vie, trop tôt, bien trop tôt.

S'il existe un paradis des anges, nul doute que tu y demeures pour toujours avec ton petit dans les bras.

Alexis

Revenir aux titres


Petite maman africaine

Être famille d'accueil est une expérience exceptionnelle et inexplicable à vivre pour comprendre le bonheur que l'on peut ressentir. Alors venez rejoindre ce cercle, croyez-moi, cela restera gravé dans vos cœurs et vos mémoires.

Je voudrais faire un petit clin d'œil à notre Brigitte, famille d'accueil exemplaire, qui a tant donné et tant reçu d'Alhassane. De maman d'accueil, elle a choisi de devenir maman à part entière de son petit Babou et comme un bonheur ne lui suffisait pas, elle est allée chercher son frère jumeau, Foussiny, resté à l'orphelinat dans son lointain pays.

Petit bout de femme exceptionnelle, tu resteras à tout jamais la "petite maman africaine".

Alexia

Revenir aux titres

 

 

Les adhérents qui désirent témoigner dans nos colonnes peuvent envoyer leurs textes sous la forme d'un fichier Word en cliquant sur ce bouton

Vos témoignages seront courts. Expliquez pourquoi et comment vous êtes devenue famille d'accueil.

Vos appréhensions éventuelles, vos difficultés lorsque vous vous êtes trouvés en situation, et comment vous les avez résolues.

Faites part de votre expérience, levez les craintes, et dites tout le bonheur retiré pour communiquer votre enthousiasme et engager d'autres familles à vous suivre.

"Si nous n'apprenons pas à vivre ensemble comme des frères, nous mourrons tous ensemble comme des idiots."
Martin Luther King.
© Rencontres Africaines, 2002-2008
[ Haut de page ]
Contacter l'association